Confiseries

Mistral Gagnant – Renaud

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Le titre vient du nom d’une ancienne confiserie, le Mistral gagnant, disparue bien avant l’enregistrement de la chanson.C’est une chanson dans laquelle le chanteur parle de ses souvenirs et des bonbons de son enfance. Elle est largement imprégnée de la mélancolie du chanteur exprimée au travers de ses souvenirs de bonbons, aujourd’hui disparus comme le temps qu’on ne peut pas récupérer. Elle est destinée à sa fille Lolita.

A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu’y en a
Te parler du bon temps qu’est mort ou qui r’viendra
En serrant dans ma main tes p’tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d’ pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j’étais mino
Les bonbecs fabuleux qu’on piquait chez l’ marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants

A r’marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu’y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p’tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s’ marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S’arrêter, r’partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d’antan et les cocos boers
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants

A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s’en va
Te parler du bon temps qu’est mort et je m’en fou
Te dire que les méchants c’est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n’est que de tes yeux
Car ils ont l’avantage d’être deux
Et entendre ton rire s’envoler aussi haut
Que s’envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie
Et l’aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants

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La Grande Duchesse de Gerolstein – Offenbach

Vous aimez le danger,
Le péril vous attire,
Et vous ferez votre devoir;
Vous partirez demain,
Et moi, je viens vous dire,
Non pas adieu, mais au revoir!

Ah! Que j’aime les militaires,
Leur uniforme coquet,
Leur moustache et leur plumet!
Ah! Que j’aime les militaires!
Leur air vainqueur, leurs manières,
En eux tout me plaît!
Quand je vois là mes soldats
Prêts à partir pour la guerre,
Fixes, droits, l’œil à quinze pas,
Vrai dieu! Je suis toute fière!
Seront-ils vainqueurs ou défaits?
Je n’en sais rien ce que je sais…

CHŒUR

Ce qu’elle sait

LA GRANDE-DUCHESSE

Ce qu’elle sait ce que je sais
C’est que j’aime les militaires,
Leur uniforme coquet, etc.
Je sais ce que je voudrais
Je voudrais être cantinière!
Près d’eux toujours je serais
Et je les griserais!
Avec eux, vaillante et légère,
Au combat je m’élancerais!
Cela me plairait-il, la guerre?
Je n’en sais rien ce que je sais…

Auprès De Mon Arbre – Georges Brassens

Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J’aurais jamais dû
M’éloigner d’ mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J’aurais jamais dû
Le quitter des yeux

J’ai plaqué mon chêne
Comme un saligaud
Mon copain le chêne
Mon alter ego
On était du même bois
Un peu rustique un peu brut
Dont on fait n’importe quoi
Sauf naturell’ment les flûtes
J’ai maint’nant des frênes
Des arbres de judée
Tous de bonne graine
De haute futaie
Mais toi, tu manque à l’appel
Ma vieille branche de campagne
Mon seul arbre de Noël
Mon mât de cocagne