Le travail

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  1. (Emploi) Cette agence d’intérim aide les personnes sans emploi à revenir sur le marché de travail.
  2. (Besogne) Avec tout ce bois à couper, j’ai abattu une dure besogne.
  3. (Corvée) Travailler pour lui, c’est devenu une vraie corvée.
  4. (Labeur : langage soutenu) Ce journaliste a dénoncé le dur labeur des porteurs du Mont Kilimandjaro.
  5. (Gagne-pain) Écrire est ma vraie vocation et mon vrai plaisir. L’emploi que j’occupe à ce jour n’est que mon gagne-pain.
  6. (Mission) Le ministre a confié à un de ses conseillers une mission d’analyse et de concertation sur la mise en œuvre du droit à l’hébergement.
  7. (Œuvre) Le boulanger est à l’œuvre avant le lever su soleil.
  8. (Activité) Pour cause de départ à la retraite, ce commerçant doit procéder à une cessation d’activité et fermer sa boutique.
  9. (Turbin : langage familier) Ils vont au turbin tous les jours.
  10. (Taf : langage familier) Pour nous, question taf en ce moment c’est plutôt galère.

Le revenu

« Rappelons en effet que le revenu comprend toujours deux composantes, d’une part les revenus du travail (salaires, traitements, primes, bonus, revenus du travail non salarié, etc., et autres revenus rémunérant le travail, quelle que soit leur forme juridique précise), et d’autre part les revenus du capital (loyers, dividendes, intérêts, bénéfices, plus-values, royalties, etc., et autres revenus obtenus du simple fait de la détention d’un capital terrien, immobilier, financier, industriel, etc., quelle que soit leur forme légale) »

Thomas Piketty, Le capital au XXe siècle, Seuil, 2013.

Confiseries

Mistral Gagnant – Renaud

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Le titre vient du nom d’une ancienne confiserie, le Mistral gagnant, disparue bien avant l’enregistrement de la chanson.C’est une chanson dans laquelle le chanteur parle de ses souvenirs et des bonbons de son enfance. Elle est largement imprégnée de la mélancolie du chanteur exprimée au travers de ses souvenirs de bonbons, aujourd’hui disparus comme le temps qu’on ne peut pas récupérer. Elle est destinée à sa fille Lolita.

A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu’y en a
Te parler du bon temps qu’est mort ou qui r’viendra
En serrant dans ma main tes p’tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d’ pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j’étais mino
Les bonbecs fabuleux qu’on piquait chez l’ marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants

A r’marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu’y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p’tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s’ marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S’arrêter, r’partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d’antan et les cocos boers
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants

A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s’en va
Te parler du bon temps qu’est mort et je m’en fou
Te dire que les méchants c’est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n’est que de tes yeux
Car ils ont l’avantage d’être deux
Et entendre ton rire s’envoler aussi haut
Que s’envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie
Et l’aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants

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