La question du tailleur

« Cette question du tailleur que je n’ai pas comprise. Portez-vous à droite ou à gauche ? Il a fallu qu’il m’explique. Cela fait, il a fallu que j’réfléchisse. Plutôt à gauche, je crois. Oui, plutôt à gauche. Mon sexe a tendance à rouler à gauche. Je n’y avais jamais songé. »

Daniel Pennac « Journal d’un corps », Gallimard. p.143

Bahut

BAHUT n. m.

  • 1. Anciennt. Coffre couvert de cuir clouté et à couvercle bombé servant de malle de voyage.
  • 2. Buffet bas et rustique. Ranger la vaisselle, le linge dans un bahut.
  • 3. ARCHIT. Assise supérieure et bombée d’un mur bas, d’un parapet de pont, etc. L’appui de ce quai, de cette terrasse est en bahut, est taillé en bahut.
  • 4. Argot scolaire. Lycée, collège, internat.

Les chiens de Paris

« D’abord, ce qui m’a étonnée, c’est les chiens.
Ils étaient partout.
Des grands, des gros, des petits courts sur pattes, des avec des poils si longs qu’on ne savait pas où était leur tête, où était leur queue, des tout frisés comme s’ils sortaient de chez le coiffeur, d’autres tondus en forme de lions, de taureaux, de moutons, de phoques. Certains étaient si petits qu’on aurait dit des rats, et tremblants comme eux, l’air méchant comme eux. D’autres étaient grands comme de veaux, comme des ânes, avec de babines ensanglantées et des joues qui pendent, et quand ils secouaient leur tête, ils éclaboussaient tout de leur bave. Il y en avait qui vivaient dans des appartements des beaux quartiers, et qui roulaient dans des voitures américaines, anglaises, italiennes. Il y en avait qui sortaient dans les bras de leurs maîtresses, tour enrubannés et habillés de petits gilets à carreaux. J’en ai même vu un qui se promenait au bout d’une longue laisse que sa maîtresse avait attachée à sa voiture.
Je ne veux pas dire qu’il n’y avait pas de chiens chez nous. Il y en avait beaucoup, mais ils se ressemblaient tous, couleur de poussière avec des yeux jaunes, le ventre si creux qu’ils auraient pu être des guêpes. »

J.M.G. Le Clézio « Poisson d’or » Gallimard Folio, p.112

S’asseoir en tailleur

Quiringh van Brekelenkam, L’atelier du tailleur, 1661, Rijksmuseum Amsterdam

Autrefois pour coudre les vêtements, les tailleurs avaient l’habitude de travailler assis sur leur table, les jambes croisées et repliées sous eux. Aussi lorsque quelqu’un s’assoit de la même façon sur le sol, on dit qu’il est « assis en tailleur ».

Dans l’Antiquité, et à une époque récente, dans les pays d’Orient ou d’Afrique, les artisans travaillaient volontiers assis sur le sol, les jambes repliées et croisées ; cette station donne un certain équilibre et permet le travail manuel.

Ustensiles de garde-robe

Un cintre –  Barre incurvée, en bois, en métal, en matière plastique, munie d’un crochet et sur laquelle on suspend un vêtement. Mettre son manteau sur un cintre.

Une patère – Support en forme de disque, de boule, de crochet que l’on fixe au mur, à une porte pour y suspendre des vêtements ; pièce de forme similaire qui sert à maintenir les embrasses d’un rideau. Une patère de bois, de bronze. Accrocher son manteau, son chapeau à une patère.

Un portemanteau – Support garni de patères, reposant sur un pied ou fixé à un mur, et auquel on suspend des manteaux et d’autres pièces d’habillement.