Espagne : l’adieu aux armes de l’ETA

C’est une décision qui, bien qu’attendue, apparaît comme historique (The Guardian). Jeudi soir, l’organisation séparatiste basque ETA a annoncé, de manière savamment orchestrée, « la fin définitive de son action armée », rapportent El Mundo et la BBC (voir le texte intégral du communiqué). Comme le souligne El Pais, cette déclaration officielle, fruit de longues et âpres négociations (La Vanguardia), met un terme à « quarante-trois années de terreur » ; quarante-trois années rythmées par des attentats sanglants qui auront coûté la vie à 829 personnes. Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a salué le « triomphe » de l’Etat de droit, tout en affirmant que le souvenir des victimes ne s’effacerait pas. « Notre démocratie vivra sans le terrorisme, mais non sans mémoire », a-t-il promis (Publico, El Pais). Comment l’organisation basque en est-elle venue à renoncer à la lutte armée, dont elle semblait avoir fait l’alpha et l’oméga de sa politique ? Pour Publico, cela tient aux succès de la traque menée depuis deux ans par les autorités espagnoles et françaises. Tout n’est pas réglé pour autant, tempère le Daily Telegraph, qui s’interroge sur la délicate question du désarmement du mouvement basque. Le New York Times, lui, va plus loin, voyant dans les propos byzantins de l’ETA, et dans ses non-dits, plus une nouvelle duperie potentielle qu’un acte courageux de paix.

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